Debian pour son serveur
Debian est extrêmement réputée pour sa stabilité et sa fiabilité, d’où le choix inévitable pour mon premier serveur. Notez que mon second serveur est, quant à lui, sous Arch Linux, que je préfère de loin à Debian. Toutefois, le nombre hallucinant de tutoriels et autres trucs et astuces que vous pourrez pêcher sur le net me pousse à livrer ce guide pour Debian. Vous verrez : c’est un excellent choix
.
Commençons par télécharger l’image minimale dite « netinst » d’installation par le réseau. Pour ceci, rendez-vous sur la page de téléchargement et choisissez l’architecture qui correspond à votre processeur. À vrai dire, si vous utilisez un processeur Intel ou AMD, même 64 bits, choisissez i386.
Quelques minutes plus tard, vous avez gravé l’image sur un disque et vous pouvez faire booter votre machine dessus. C’est certainement la dernière fois que vous voyez un lecteur CD branché à votre serveur, et c’est l’occasion de prendre une petite photo souvenir, mmh
?
Il est à présent temps de procéder à l’installation de Debian sur votre serveur. À vrai dire, celle-ci est très simple et le seul moment de solitude que vous pourriez ressentir se situe à l’étape du partitionnement.
Pour bien faire les choses, la meilleure solution serait d’installer deux disques durs dans la machine : le premier, de faible capacité, pour le système (partition racine / et swap), et le second pour les données (/home, /etc, /usr, /srv, que sais-je !).
Vous trouverez un tutoriel exhaustif couvrant toutes les étapes de l’installation du système à cette adresse : Formation Debian
.
Déploiement de la configuration
Vous y êtes. Après un long périple, vous avez finalement installé Debian puis débranché le lecteur CD et remonté votre bécane. On va commencer à configurer Debian sans rentrer dans les détails. Bien évidemment, toutes les commandes, sauf si le contraire est précisé, doivent être exécutées en tant que root.
Réseau
La base de la configuration réseau pour un serveur est de lui attribuer une IP fixe. Imaginons que votre routeur (Neufbox, Livebox, Netgear, D-Link ou autre) a l’IP 192.168.1.1 et que vous voulez que votre serveur soit au 192.168.1.2, l’interface utilisée étant eth0, voici à quoi devrait ressembler votre fichier /etc/network/interfaces (pour le modifier, utilisez l’éditeur de texte nano) :
# The loopback network interface
auto lo
iface lo inet loopback
# The primary network interface (static)
auto eth0
iface eth0 inet static
gateway 192.168.1.1
address 192.168.1.2
netmask 255.255.255.0
Prenez en compte ces modifications en relançant le service networking :
/etc/init.d/networking restart
Et hop, votre nouvelle IP fixe est en place
! Notez que vous pouvez également attribuer une adresse statique dans l’interface d’administration de votre routeur, du côté du DHCP. Cela se fait grâce à l’adresse MAC de votre carte réseau, que vous trouverez grâce à un ifconfig bien placé :
eth0 Link encap:Ethernet HWaddr 00:0X:00:0X:0X:00
Ajout d’utilisateurs
Je vous recommande d’ajouter un utilisateur sur votre machine, ce sera utile dans bien des cas (en effet, utiliser le compte root pour lancer MPD par exemple, c’est mal), utilisez cette commande :
adduser nomdutilisateur
L’utilisateur est créé, ainsi que son répertoire personnel dans /home. Effets garantis
!
sudo, ou comment simplifier les tâches d’administration
Vous avez envie de donner un accès root à un de vos utilisateurs, sans pour autant pousser votre confiance jusqu’à lui transmettre le mot de passe root ? C’est bien
. Mais comment faire dans ce cas-là… ?

Vous l’aurez compris, il va falloir utiliser sudo. En tant que root, installez-le :
apt-get install sudo
À présent, éditez le fichier de configuration /etc/sudoers pour définir, utilisateur par utilisateur, qui pourra ou ne pourra pas utiliser sudo. Pour l’éditer, vous devrez utiliser visudo en tant que root :
visudo -f /etc/sudoers
Voilà à quoi ressemble la fin du fichier chez moi :
# User privilege specification
root ALL=(ALL) ALL
addikt1ve ALL=(ALL) ALL
piero ALL=(ALL) ALL
Les utilisateurs « addikt1ve » et « piero » ont donc accès à l’intégralité des fonctions d’administration. Pour exécuter une commande en tant que root, rajoutez tout simplement « sudo » avant celle-ci :
sudo commande
Allez, un petit reboot
? Cette commande est à rentrer, pour la dernière fois, en tant que root :
reboot
Le doux bruit du buzzer se fait entendre : ça marche !