À l’heure du web 2.0, de l’Internet collaboratif, à l’apogée des licences GPL et Creative Commons qui permettent la diffusion libre d’oeuvres tout en permettant le respect de la propriété intellectuelle, nous sommes en droit d’être étonnés face à la future promulgation d’une loi techniquement bancale visant immédiatement les internautes sans respect des libertés fondamentales.
Étant passionné tant d’informatique que de musique, j’ai évidemment été ravi de travailler sur le sujet du piratage et des droits d’auteur. La recherche documentaire que j’ai menée fut réellement enrichissante : ainsi, j’ai appris qu’en combinant les qualités d’un gouvernement hermétique aux reproches avancées par les citoyens et des responsables incompétents dans les domaines dont ils sont chargés de s’occuper, on pouvait facilement se retrouver dans une situation pire – et de loin – que celle de DADVSI en 2006. Avec la loi Création et Internet, les « experts » atteignent des sommets rarement atteints, si ce n’est par la Chine : surveillance abusive, présomption de culpabilité, condamnations sans procès… Mais n’ayez crainte, notre pays des Droits de l’Homme garde une longueur d’avance sur son concurrent du Soleil levant : tout ce travail de chasse aux sorcières sera sous-traité, le « droit » d’atteinte à la vie privée conféré à des sociétés privées telles qu’EMI ou Universal. La Haute Autorité Hadopi créée par le gouvernement ne sera donc qu’une sorte de guichet de dénonciation aux portes duquel viendront frapper les majors.

(M’imaginiez-vous une seule seconde travailler sur un autre sujet que celui-ci ;) ? Pour la peine, je participe au black-out organisé par la Quadrature du Net, cf. le header du blog.)

J’ai depuis toujours utilisé un gestionnaire d’affichage graphique tel que GDM ou XDM. Cependant, je me suis rendu compte qu’en plus d’être généralement inutile, ce gestionnaire allongeait le temps de démarrage et grignotait un peu de ma mémoire vive… Pourquoi, alors, ne pas éviter de l’utiliser ?

J’ai décidé d’utiliser la méthode du .bash_profile. Voici ce que j’ai ajouté à mon fichier .bash_profile :

[ -f ~/.bash_login ] && . ~/.bash_login

Puis j’ai créé un fichier .bash_login de cette manière :

echo "startx" > ~/.bash_login

Puis j’ai sélectionné Openbox comme WM :

echo "exec openbox-session" > ~/.xinitrc

Enfin, grâce au fichier ~/.config/openbox/autostart.sh, je lance quelques programmes au démarrage :

gnome-power-manager &
mpd &
pypanel &
wicd-client &
$HOME/.fehbg &

Voilà, au démarrage, je me log avec mon nom d’utilisateur et mon mot de passe et Openbox démarre ;) .

Je suis de retour pour un court tutoriel, en musique cette fois-ci !

Voici la situation : ma musique est située sur mon laptop, sur lequel il est difficile de brancher la prise jack de mes enceintes (sortie foireuse). Mon serveur quant à lui tourne 24h/24 et possède une meilleure carte son et donc l’entrée jack est meilleure. Sauf que… la capacité de son disque dur est moindre, et utilisée à d’autres fins. Que faire ?

J’ai précédemment parlé de mpd, la solution libre de musique déportée. C’est naturellement la solution que j’ai privilégiée pour cette geekerie sonore :) .

Étape 0 : fixer les IP

Dans l’idée d’éviter tout problème d’accès aux machines, j’ai fixé les IP du serveur et du client dans la configuration DHCP de mon routeur (une neufbox v4). Je vous recommande chaudement d’en faire de même ;)

Mon serveur (qui va lire la musique) : 192.168.1.2
Mon laptop (qui héberge la musique) : 192.168.1.21

Premier problème : accéder à la musique

Pour accéder à ma musique à travers le réseau (et même en WiFi), le meilleur rapport simplicité/efficacité est l’utilisation de NFS, protocole permettant de monter à peu près n’importe quoi sur un client à partir d’une machine hôte. C’est plutôt simple à installer, sur mon laptop (Arch Linux) j’installe le serveur ainsi que portmap :

$ yaourt -S nfs-utils portmap

Dans le fichier de configuration /etc/exports, je définis quel répertoire partager et avec quelles permissions (ici la lecture seule) :

/home/addikt1ve/Musique/ *(ro)

Enfin, je lance les trois services :

# /etc/rc.d/portmap start
# /etc/rc.d/nfslock start
# /etc/rc.d/nfsd start

Maintenant, occupons-nous du client !

Pour les retardataires, on configure mpd

Si vous n’avez pas (encore !) touché à mpd, installez le serveur et le client (j’ai choisi Sonata) :

$ sudo apt-get install mpd sonata

Pour ma part, j’ai choisi de lancer mpd ponctuellement et en tant qu’utilisateur, donc je supprime le service du démarrage :

$ sudo /etc/init.d/mpd stop
$ sudo update-rc.d mpd remove

Monter le répertoire Musique du serveur

Sur mon poste client, en l’occurrence Ubuntu, j’installe nfs-common :

$ sudo apt-get install nfs-common

Je crée un point de montage dans mon home, on va dire ~/nfs/Musique :

$ mkdir ~/nfs/Musique

L’étape suivante, c’est de configurer mpd pour aller chercher la musique dans ce nouveau répertoire. Comme je suis trop cool, je vous fais tourner mon ~/.mpdconf :

# Fichiers et dossiers

music_directory "~/nfs/Musique"			# Là où se trouve la musique
playlist_directory "~/.mpd/playlists"		# Où mettre les playlists
db_file "~/.mpd/mpd.db"				# La base de données
log_file "~/.mpd/mpd.log"			# fichier de log
error_file "~/.mpd/mpd-error.log"		# fichier de log des erreurs
pid_file "~/.mpd/mpd.pid"			# fichier PID

# Connexion (facultatif)

bind_to_address		localhost		# Hostname
port 6600					# Où MPD doit écouter. Défaut : 6600

Nous y sommes presque ! On va à présent monter le répertoire contenant la musique à travers le réseau :

$ sudo mount -t nfs 192.168.1.21:/home/addikt1ve/Musique /home/addikt1ve/nfs/Musique/

C’est monté ! Vous comprenez l’intérêt d’utiliser une IP fixe… Bien évidemment, si vous tenez à monter ce répertoire à chaque démarrage de la machine, /etc/fstab le fait très bien mais je n’y ai pas regardé de plus près.

On lance finalement mpd, qui va mettre à jour sa base de données et nous laisser nous remplir les oreilles de decibels :) :

$ mpd

Une fois cette opération terminée, vous n’avez plus qu’à lancer Sonata et à vous connecter pour profiter de votre Michel Sardou préféré !

NB : je ne l’ai pas fait, mais pourquoi ne pas partager tout le répertoire .mpd ? Cela permettrait de ne tenir qu’une seule base de données des chansons. Je vous laisse vous amuser, seuls, pour cela.

Censure ? Ce n’est peut-être pas la première fois, mais aujourd’hui j’y étais : Jeudi, les Guignols de l’Info faisaient parler Jacques Chirac en ces mots :

PPDA : Selon vous, que doit faire Nicolas Sarkozy ?
JC : Ah bah selon moi il n’y a qu’une solution : le suicide.
PPDA : Quoi ? Non mais ça va pas non ?
JC : J’essaie Darvor, on sait jamais.
PPDA : Mais plus sérieusement ?
JC : Plus sérieusement, j’ai pensé à le tremper dans le goudron et les plumes et à le trainer sur un rail le long des Champs Élysée !
PPDA : Mais c’est pas une solution ça.
JC : Non, c’est un rêve Darvor, le doux rêve que je caresse tous les jours depuis 1995.

Aujourd’hui, lors de la rediffusion de l’ensemble de la semaine, ce passage n’est pas apparu. Canal+ n’a rien dit, et le Zapping non plus.

Si vous en savez plus que moi, n’hésitez pas à répondre. C’est important, je pense. En attendant…

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