Intéressant, en ce moment, Amazon propose quatre CD pour 20€ (et donc la livraison offerte) parmi une sélection plutôt large. Pour ma part, j’ai choisi Live At The Grand Olympic Auditorium, Les Années sombres, Images And Words et Black Sunday. Malheureusement, pas de Porcupine Tree en vue dans cette sélection…
Comme quoi, quand un distributeur propose des prix corrects, je suis prêt à m’offrir les originaux d’albums déjà allègrement tipiakés. Ça fait 5€ le disque, au lieu des 7€ que l’on devrait débourser pour se les offrir, ce qui est nettement plus intéressant.
Personnellement, j’appelle ça une solution face au « piratage » sur lequel tapent les majors et les dirigeants sans apporter de réponses aux questions des consommateurs : comment baisser les prix, comment donner envie d’acheter ?
Il serait intéressant de connaitre la marge que réalise une grande boîte telle qu’Amazon sur les 5€ du disque. Car j’imagine que n’importe quelle chaîne de distribution n’est pas capable d’en faire autant…
En tout cas, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas vous faire plaisir, surtout après les subventions de Noël… Et les décrets d’application d’Hadopi.
Quel flop.
Télécharger c’est mieux
Alors là je suis tout à fait d’accord matthieu, et j’apporterai même quelques arguments :
Télécharger, c’est une façon illégale d’avoir de la musique. Gratuit, ce système – évidement – ne plait pas aux Majors car ils n’ont finalement plus de moyen de nous taxer.
Mais le support CD ne vaut finalement pas grand chose pour quiconque produirait en masse tels que les Majors, bien sûr, ils font de la pub et il y a des artistes à payer plus quelques autres personnes, donc normalement leur prix de revient du CD moyen avoisine les quelques centimes pour le CD, quelques dizaines de centimes pour la jaquette et le p’tit livret avec les zoulies images et encore un peu pour tout le reste et au final un malheureux petit euro de coût réel d’investissement pour produire le CD et les 19€ qui suivent c’est de l’engraissement.
Pas d’accord avec ce que je raconte ? Pas d’accord sur les prix ?
Aucun problème, peu d’importance CAR : le CD, c’est fini.
Depuis l’apparition de grosses bandes passantes, nous avons le pouvoir de partager ce que bon nous semble, à une vitesse impressionnante à travers le réseau (que j’aime) qui est : « Internet ».
À partir du moment où le prix de revient de diffusion de l’oeuvre est nul, il est LOGIQUE (et ça, n’importe-quel pseudo-économiste peut le dire) que le prix pour le consommateur sera NUL.
Et pour ceux qui se disent « amoureux des artistes », sachez que le droit d’auteur n’est rien d’autre que la protection pour les artistes des MAJORS, en aucun cas on protège l’artiste de ses fans, on protège l’artiste des majors qui pourraient très bien copier l’oeuvre fournie par l’artiste SANS LUI REVERSER D’ARGENT.
@Kane: Pour ton dernier paragraphe, tu pourrais proposer une source. Ce que tu dis me semble fort capilotracté.
Toutefois je suis d’accord avec tout le reste, mais j’aimerais quand même apporter un bémol à ton raisonnement. Tu appliques, sans le savoir, la logique du passager clandestin : ça fonctionne tant qu’une minorité applique ton fonctionnement, en se reposant sur la majorité de la société qui ne se pose pas la question et qui consomme « comme tout le monde ». Évidemment, ça te donne le beau rôle, mais ce n’est pas pérenne
.
En outre, à l’heure actuelle, les seuls moyens de rémunérer les artistes pour le travail qu’ils produisent et dont on profite, c’est d’acheter leurs disques, d’aller à leurs concerts ou (haha) d’acheter des produits dérivés dans leurs boutiques.
Or, les deux dernières solutions sont (globalement) réservées aux « gros » artistes – en tout cas, il n’y a qu’à eux qu’elles rapportent. Pour les « petits », il n’y qu’à acheter les disques, qui leur rapportent une misère mais qui sont leur seule source de revenu.
Et je dis ça en n’étant pas exempt de défauts… Moi aussi, je rêve d’un monde où les artistes s’auto-produiront tous, sans exception.
Pour mon dernier paragraphe, tu n’avais qu’à regarder l’exposé de Mr Bayart :p
Je ne vois pas du tout en quoi mon raisonement est celui du passager clandestin. Bien au contraire :
appliquer la devise du « je veux une chanson, je télécharge » est fortement recommandée pour qu’enfin, le retour en arrière (la vente de disque à 20€, la traque des téléchargeurs) ne soit plus possible.
Un système qui mettrait en taule TOUTE LA POPULATION serait impossible. Payer des amandes ? Pas quand on est 60 millions à être accusés.
Aujourd’hui, un moyen simple de pouvoir aider les artistes serait ce qu’on appelle le « mécénat global »
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9c%C3%A9nat_global
Bien sûr, pas encore en place, mais je ne pense pas que ça trainera une fois qu’on sera quelques dizaines de millions à télécharger et à se faire entendre par les polititiens, même les plus passéïstes.
Il y a encore la « licence globale » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_globale
qui pourrait éventuellement être adoptée
Certains procédés ne sont pas facilement applicables car une fois que l’artiste a souscrit un contrat avec la SACEM, ses oeuvres ne lui appartiennent finalement plus. Il ne peut pas diffuser ses oeuvres comme il l’entend (je me souviens même d’avoir entendu qu’un chanteur se plaignait que le droit de reprendre les paroles de sa chanson a été donné à Michael Jackson et qu’il en était vraiment dégoûté, malheureusement je n’ai pas retrouvé de lien
)
Je ne m’avance pas à dire quelle serait la meilleure solution, mais le CD, comme dit, est définitivement mort. Payer -et cher – pour quelque-chose qui ne coûte rien à produire ET dont on peut se passer est clairement stupide.
Une personne qui gagne 8000€/mois, payer quelques CD 20€ ça lui fait pas grand chose ET il se dit généralement « je donne de l’argent aux artistes » => Bonne conscience (même si c’est un raisonement simpliste et FAUX).
Une autre personne, peut-être un étudiant ou quelqu’un ne touchant que le smic va peut-être pouvoir se prendre un CD, mais ça lui pèse ! Peut-être se dira-t-elle (cette personne) qu’il vaut mieux garder cet argent pour quelque-chose de plus utile => on perd de la culture musicale.
Quand nous savons que nous pouvons faire autrement, pourquoi s’en priver ? L’inverse est honteux.
@Kane: Je résume. Les problèmes sont la SACEM, les majors, les supports, le prix. Et comme solution, le téléchargement illégal ? Parce que tu crois que ça leur change quelque chose, aux majors ? Elles augmentent leurs marges, et l’artiste gagne encore moins, à mon avis
.
Soyons citoyens, faisons passer la gauche en 2012 (blagues sur la fin du monde anticipées et refusées), et peut-être aura-t-on l’occasion d’entendre à nouveau parler de licence globale. Ce n’est pas avec le gouvernement Sarkozy que la situation changera.
Dans une interview au quotidien belge « Le Soir » en avril 2008, Mano Solo explique : « L’autoproduction, ça ne peut pas marcher. J’en ai vendu 2 800 par souscription et le distributeur du CD n’a pas fait son boulot. Je suis la preuve vivante qu’on ne peut pas se passer des majors. J’en ai marre de ces médias qui n’arrêtent pas de cracher sur elles. Sans Warner, Mano Solo n’existerait pas. Ces firmes, ce ne sont pas des mécènes, elles sont là pour se faire du blé. C’est normal que ces gens te jettent si tu n’es plus compétent à leurs yeux. Pourquoi devraient-ils garder ceux qui ne vendent plus ? Ceux qui ne rencontrent pas leur public doivent dégager, c’est tout. Il y en a marre de ces considérations. La presse est complice de ça. Il faut arrêter de se leurrer : oui, le piratage nuit à la diversité et Myspace, c’est pathétique, ça fait peur, ce n’est pas là qu’on trouve l’avant-garde. Et personne en France n’a été révélé grâce à ça. Le MP3, ce n’est pas faire la révolution, c’est fabriquer des chômeurs. » http://fr.wikipedia.org/wiki/Mano_Solo