Avec l’arrivée de Twitter pour partager de courtes informations, et de plusieurs autres blogs (dont Hear We Be, et probablement mon blog professionnel dans un futur proche), je commence à me demander quels billets publier sur mon blog, sachant que je n’ai pas de ligne éditoriale stricte.

À titre d’exemple, j’en ai écrit deux pour Hear We Be : un sur mes albums live préférés, et un autre sur les CX-300 de Sennheiser. Et je me demande si je dois les afficher sur mon blog également, ou s’ils ne doivent pas quitter HWB.

Question assez intéressante s’il en est… Qu’en pensez-vous ? Vous est-il arrivé de devoir faire ce genre de choix ?

À l’occasion d’un billet de l’UsuabilityPost concernant le style d’écriture d’un blogueur, j’ai eu envie de relire Is Google Making Us Stupid? de Nicolas Carr. Et c’est édifiant.

Car je dois avouer mes problèmes de concentration depuis que j’utilise Internet de manière intensive. Intensive, c’est-à-dire, tout en même temps : dans le désordre l’IRC, Twitter, mon blog, ceux des autres, divers forums, une ou deux mailing list, auxquelles ont peut ajouter mes mails perso, Jabber et l’autre réseau sale, mes flux RSS. Ce à quoi il faut ajouter, toujours dans le désordre, les quelques terminaux ouverts dans lesquels je bosse sur mes sites web, quelques ébauches de scripts ou logiciels, mes bidouilles linuxiennes…

Je n’aborderai pas le – déprimant – aspect chronophage de cette situation. Je vais (essayer de) me concentrer sur ce qui me concerne personnellement : la gestion de cette situation.

Afin de traiter toutes les informations dont je me gave au cours d’une journée, j’opère une sélection. Au fond assez simple, mais plus ou moins consciente. Et c’est cela qui me fait peur.
Ce qui me semble normal sur le Web, je le remets en question dans ma vie quotidienne : traiter les flux d’information, sélectionner les mots clefs, formuler une réponse insctinctivement. C’est ce que je fais face à un problème en informatique, face aux logs système, par exemple. Éventuellement, pendant un devoir dont le sujet m’est familier. Mais c’est aussi ce que je fais le plus souvent face à un proche qui me parle.

Carr dit, en gros, « j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau ». Et c’est ce qui m’a frappé à la lecture de son article, puisque c’est exactement ce que je ressens.

Sauf qu’en réalité, je suis, en tout cas je crois que je suis, l’unique « entité » capable de modifier la façon dont fonctionne mon cerveau. Les acteurs extérieurs me dictent une certaine façon de le faire, mais je suis le seul responsable : j’ai voulu cette situation. Encore une fois, plus ou moins consciemment. La force de l’habitude ?

Alors évidemment, d’autres facteurs rentrent en jeu : la fatigue est le premier qui me vient à l’esprit. Oui… mais elle accable n’importe quel lycéen. Le stress, probable, mais quelqu’un qui me connait personnellement pourra arguer que je ne suis vraiment pas d’une nature stressée.

De quoi on parlait, déjà ?